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question

Votre opinion sur le poids de l'expérience ou de la nature dans l'évolution de la personnalité?


Donnez votre opinion sur l'évolution de la personnalité :

  1. avec l'âge c'est l'expérience qui dicte nos choix
  2. avec l'âge c'est notre nature propre qui dicte nos choix



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Opened by Jean de Bony, BIotypologue, consultant-formateur, Fingerprint Consulting
Oct 7, 2013.



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Henri Clemençon Oil&Gas Geosciences Expert, Teaching, Business Development, HR
Oct 7, 2013

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Brièvement, ce sont les deux conjointement, le dosage se faisant en fonction de la personnalité et de la pertinence de l'expérience:

- les "fortes personnalités" restent fortes et ne contrôlent pas toujours leurs émotions; les "fortes" personnalités ont de la peine à évoluer; les "faibles" se rangent souvent à l'avis dominant.

- quant à l'expérience, il faut qu'elle soit pertinente et qu'elle ait été bien assimilée (comprise et que les bonnes conclusions en aient été tirées).

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08

Marie-Jeanne Goze Juriste en droit du travail
Oct 15, 2013

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"Votre opinion sur le poids de l'expérience ou de la nature dans l'évolution de la personnalité". Cette question me parait surprenante dans le cadre d'une rubrique "management" "ressources humaines". Je m'explique :

Restons pragmatiques :chaque poste de travail dans l'entreprise devrait faire l'objet d'une définition de fonction. Pour assumer cette fonction, des savoirs faire, des savoirs être sont nécessaires et l'art du recrutement consiste à s'entourer des personnes les plus en adéquation possible avec la fonction qu'on leur confie.

De mon point de vue, peu importe que les qualités du candidat ou de la candidate soit innées ou acquises du moment qu'elles sont attestées par son cursus depuis sa formation initiale jusqu'à ses derniers emplois.

Psychologiser le recrutement, c'est risquer de projeter ses propres a priori de recruteur là où l'on doit essayer de définir une méthode de recrutement aussi "rationnelle" que possible et qui consiste d'abord à s'obliger à faire une définition de fonction détaillée qui corresponde à la réalité du travail qui sera confié ...

Combien de malentendus seraient déjà évités dès le début d'une collaboration si l'on évitait de rédiger des offres d'emplois comme des publicités. Combien de malentendus seraient déjà évités si l'on prenait le temps de formaliser un contrat de travail.

Ensuite il entre dans le recrutement une part d'impondérable et les deux parties ont le droit à l'erreur c'est d'ailleurs l'objet de la période d'essai que de permettre à l'employeur comme au salarié de se désengager.

Enfin il faut se dire qu'en général on a les défauts de ses qualités: a-t-on quelqu'un de fiable parce que particulièrement exigeant envers lui-même que cette même personne peut manquer de souplesse et d'adaptabilité au sein d'une équipe ... Il vaut donc mieux réorganiser le travail en fonction des personnalités que faire l'inverse.

C'est tout l'art du manager que d'organiser le travail pour que chacun s'y sente aussi bien que possible et c'est d'ailleurs pour cela que l'organisation du travail est une "prérogative" de l'employeur et que le salarié est en lien de "subordination" : c'est "l'intérêt " de l'entreprise qui prime.

L'employeur est le "garant" de l'intérêt de la "personne morale " qu'est l'entreprise, façon de dire que l'entreprise est une entité qui est extérieure à chaque membre de son équipe et également extérieure à lui même (cf la proscription de l'abus de bien social).

Il y a "abus de droit" de l'employeur quand les contraintes qu'il impose au salarié ne sont pas proportionnées à l'intérêt "légitime" de l'entreprise.

Peut être faudrait-il reformuler la question sous l'angle suivant : peut-on confier le management d'une équipe à une personne dépourvue d'expérience préalable ?

De mon point de vue, non, car il faut une certaine maturité pour diriger une équipe si petite soit-elle.

Me concernant, je ne me sens pas capable répondre à la question de savoir si l'expérience ou la nature a eu le dessus dans l'évolution de ma personnalité, j'essaye simplement d'être consciente de mes qualités et de leur revers, mes défauts, afin de ne pas me mettre en situation d'échec.

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Françoise Zannier 06 Françoise Zannier Dr en Psychologie, Cabinet F. Zannier

Oct 16, 2013

Chaque spécialiste a sa lecture de la manière dont peut ou doit se passer un recrutement idéal.

Pour autant, il est bien certain que différents champs de savoir interviennent dans ce domaine. Les savoirs (à ne pas oublier), savoirs-faire et savoirs-être sont des notions de psychologie.

Autrement dit, dans le domaine du recrutement, comme dans tout autre, on ne saurait faire abstraction des connaissances apportées par la psychologie dont l'objet est l'étude des comportements, raisonnements, croyances, etc…
Le fait même de définir une méthode rationnelle de recrutement, relève de connaissances déclaratives et procédurales qui sont autant d'objets d'étude psychologique.

Autrement dit, la psychologie est une matière transversale à tous les champs d'expérience dans la mesure où son objet est l'activité cognitive du sujet impliqué dans une action, quelle qu'elle soit.

Autrement dit encore, on n'échappe pas à la psychologie, et dire qu'il ne faut pas "psychologiser le recrutement pour ne pas risquer de projeter ses propres a priori de recruteur, là où l'on doit essayer de définir une méthode de recrutement aussi rationnelle que possible", n'a aucun sens en regard de ce qui vient d'être expliqué.

Autrement dit enfin, ceux qui se défendent de "psychologiser" sont souvent ceux qui "psychologisent" le plus sans s'en rendre compte, et laissent libre cours à leur projections, dont fait partie leur méconnaissance de ce qu'est la psychologie.

En réalité, les questions de droit et de psychologie sont soudées bien que distinctes dans le management. Il n'y a donc pas lieu de les mélanger.

La définition d'une fonction par exemple, a nécessairement un versant psychologique (savoirs, savoirs-faire et savoir-être) et un versant juridique (contrat, clauses, etc…).

Enfin, il est bien évident que l'employeur ou ses représentants ont toute latitude pour décider, dans chaque cas particulier, si le travail peut et doit être réorganisé en fonction des personnalités, ou bien si le management d'une équipe peut être confié à une personne débutante, par exemple.

Autrement dit, il n'y a pas de réponse unique et valable dans tous les cas.Cela d'autant plus que les représentations personnelles des choses interviennent nécessairement en dehors et en plus des critères "objectifs".


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Florence Poirel Digital Marketing and Account Management
Oct 7, 2013


Je suis certainement trop jeune pour parler d'expérience, donc pour le moment, je dirais que c'est surtout ma nature qui guide mes choix: mon instinct plutôt que mon 'historique'. Toutefois, certaines expériences m'ont déjà donné de bonnes leçons et elles impactent forcément mes choix (choix de mes employeurs, comportement en entreprise, etc.)

Je suis d'accord avec Henri sur le fait que les deux impactent notre personnalité, avec différents degrés. Certaines expériences me semblent bonnes à intégrer alors que d'autres n'en valent pas forcément la peine.

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Gwenael de Cambourg Conseiller Technique Soutien pétrolier, EMSD METZ
Oct 7, 2013


L'expérience offre l'opportunité de se libérer de "conditionnements" de la jeunesse, de se construire en remettant en cause les apprentissages tout en en conservant les meilleurs atouts.

Il s'agit donc à la fois de l'expression de notre "nature propre", mais enrichie et libérée par l'expérience.

Avec l'âge, finalement, je me sens plus libre de mes choix, capable de les étayer sur ces deux piliers que sont l'expérience et ce sui pourrait être ma nature. Mais sur ces piliers s'appuient des raisonnements, dont la pratique à structuré la méthode, et c'est bien la raison qui, sur ces base, inspire les choix.

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Sylvie Dubreuil Consultante en Ressources Humaines, IRIS Consult
Oct 8, 2013


Il y a me semble -t-il un lien naturel, l'expérience s'approchant d'une certaine sagesse lorsque la personnalité l'autorise. Par exemple, un profil narcissique n'abordera pas l'expérience de la même façon qu'un autre profil.

Et puis, n'y a t-il pas une autre donnée à prendre en compte que je nommerais : compétence

Compétence et expérience n'influent pas avec la même intensité. Mais je ne peux pas faire court sur ce sujet et je dirais "-nous sommes tous différents !"

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Karim Ouabel Chef de département recrutement et gestion des carrières, AMENHYD
Oct 8, 2013


Si l'on s’en tient à la citation d’Oscar Wilde « L'expérience, c'est le nom que chacun donne à ses erreurs. » l’expérience constitue l’élément le plus pertinent qui définit notre évolution.

Les fondamentaux comme l’environnement ou nous évoluons (sociale, économique, familiale), notre niveau d’instruction, et bien d’autres facteurs, jouent un rôle prépondérant dans notre perception et compréhension des expériences, si l’expérience et le socle sur lequel on bâtit notre vision future ces facteurs combinés en sont la clé.

L’expérience fait partie de notre processus normal d’apprentissage, mais il n’est pas le seul !

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Françoise Zannier Dr en Psychologie, Cabinet F. Zannier
Oct 10, 2013


L'expérience et la nature sont en interaction permanente dans l'évolution de la personnalité.

Cela étant, les connaissances, autrement dit les savoirs et les croyances, ont un rôle distinct et plus important que ceux de ces 2 premiers critères, bien que liés à ceux-ci.

Autrement dit, l'expérience ne vaut vraiment que si elle est comprise à la lumière de connaissances permettant de la déchiffrer de manière pertinente.

Ensuite, l'expérience étant proportionnelle à l'âge, en général, on peut conclure que le critère "âge" prime sur le critère "expérience", vis-à-vis de nos choix.

C'est pourquoi, en dernière analyse, les trois critères cités interagissent dans l'ordre d'importance suivant : connaissances - âge - expérience.

Bien à vous

Françoise Zannier

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Lynda Bismuth Coach-conseil en image-communication, CEJOLI
Oct 10, 2013


Pour répondre à cette question forte intéressante il serait pertinent je crois, de définir tout d'abord qu'est ce qu'un choix ?

N'est il pas une évidence, un constat, un doute qui se présente à nous comme une fatalité ?

Notre caractère ne représente t-il pas notre marque de fabrique pour lequel lutter contre, est un combat perdu d'avance ... ?

L'expérience est une connaissance de soi, mais combien sommes-nous à en retenir ses leçons, son langage, sa conscience ?

Toutes ces questions m'amènent à me demander combien nous maîtrisons nos choix ?

Peut être que "Le " seul et vrai choix que nous faisons profondément c'est celui de faire du bien ou du mal... Et tous nos choix s'inscrivent autour de ce libre arbitre...

Pour tout le reste nous aimons je suppose, imaginer que nous maîtrisons nos choix comme notre vie ...

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Antoine Fournier 67 Antoine Fournier Head of ECM, Input and Output management, Zurich Insurance

Oct 10, 2013

Vous avez raison de dire que l'expérience est une connaissance de soi.

A la lumière de cette constatation, et pour répondre à la question de Jean, plus on avance dans la connaissance de soi, plus on est susceptible de prendre en compte sa propre nature et d'en faire "bon usage".

C'est donc en vieillissant que les choix que l'on fait peuvent être plus en accord avec notre nature profonde, alors que, jeune adulte, les choix que l'on fait sont bien souvent l'application de leçons reçues (et comprises?).

Donc, c'est bien notre nature (innée) ET notre expérience (acquise) qui dictent nos choix, parce qu'elles sont indissociables, alors que plus jeune, nos choix étaient guidés par nos modèles (l'héritage).
Ceci en considérant que c'est avec le temps que l'on se libère de ces modèles (ou pas).

Et les pulsions dans tout cela? Le choix impulsif est-il guidé par notre nature profonde?


Lynda Bismuth 07 Lynda Bismuth Coach-conseil en image-communication, CEJOLI

Oct 10, 2013

Sourire ... J'ai adoré tout le cheminement pour arriver à "LA " question du jour :

Le choix impulsif est-il guidé par notre nature profonde?

Hé hé ... Le choix est il raisonné ? ou impulsif ? Ou les 2 ? Ou ça dépend ? :))

Moi je crois que dans le fond on s'adapte à notre nature profonde ... :)

Et l'expérience dans tout ça ? C'est une connaissance de soi, une lumière qui rayonne, si elle dévie de notre trajectoire ? Pas sur ! Elle nous fait accepter davantage les choix que nous faisons, mais cette fois en connaissance de cause ...

Et accepter ses choix même les plus foireux aux yeux de certains, s'est s'aimer même le matin au réveil et se sentir défait mais cependant plutôt pas mal voir beau et surtout libre !! et en fin de compte n'est ce pas cela l'essentiel du choix à prendre ? :))


Françoise Zannier 06 Françoise Zannier Dr en Psychologie, Cabinet F. Zannier

Oct 14, 2013

La définition de ce qu'est un choix était contenue en partie dans la question de donner son opinion sur le poids de l'expérience ou de la nature dans l'évolution de la personnalité.

Selon l'auteur de cette question, c'est notre expérience ou notre "nature propre" qui déterminerait nos choix.
Cette question n'est pas bien posée parce qu'en réalité, plusieurs paramètres interviennent dans nos choix, et de plus, tous ces paramètres interagissent entre eux, comme je l'ai évoqué.
En tout état de cause, la question ne se pose pas en termes de "ou bien, ou bien" mais en termes de "et, et".

Ensuite, la définition de ce qu'est un choix ne pose pas de problème.
Un choix est le résultat d'une interaction entre nos conditionnements et les options offertes par l'environnement, pour le dire brièvement.

En revanche, le concept de "nature propre" utilisé par l'auteur de la question, est obscur.
Qu'est-ce donc que notre "nature propre" ?
Ce qui est indiscutable, c'est que nous avons tous une constitution biologique semblable.
Il y a en effet un fond commun biologique ou naturel, déterminant l'espèce humaine.
Les pulsions, en tant que champs de forces, font partie de ce fond commun.
Plus généralement, l'hérédité des caractères physiques ne fait pas de doute.
Donc de ces différents points de vue, les mots "nature" ou "nature propre" sont acceptables.

En revanche, le caractère héréditaire des capacités intellectuelles (mesurées par le QI), de l'intelligence et de la mémoire notamment, est un sujet qui a longtemps été controversé.
Le débat entre les tenants du caractère inné des capacités intellectuelles, et ceux du caractère acquis de celles-ci, est aujourd'hui tranché car on admet la pluri-factorialité des choses.
Autrement dit, on reconnait que les capacités intellectuelles d'un individu dépendent de plusieurs axes de développement (l'inné et l'acquis), sans toutefois pouvoir préciser très exactement ce qui relève de chacun de ces axes - exception faite des cas de pathologies mentales organiques connues.

C'est pourquoi, outre le fait que l'analyse doit être pluri-axiale, l'expression "nature propre" est inappropriée en ce qui concerne nos capacités intellectuelles - donc nos choix - parce que cette notion n'est pas précisément définissable en regard de ces capacités (sauf dans les cas de pathologies mentales organiques connues).
Seul le fond commun biologique des humains l'est.

Voilà ce qu'on peut dire brièvement ici.

Bien à vous

Françoise Zannier