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Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon leader à l'ère numérique ?




Opened by Anonymous , Apr 19, 2012.




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Antoine Bouchet Consultant indépendant
Jan 18, 2013

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Bonjour,

Ère numérique ou pas, les qualités sont d'abord celles d'un leader !
Et puis, tout dépend de ce qu'on entend par leader : celui qui, à n'importe quel prix, arrive au résultat, au risque de "cramer" son équipe à chaque projet, ou celui qui, plaçant l'humain à un rang plus élevé, s'inscrit dans la durée, brille sans doute moins, mais obtient des résultats plus profonds ?
La question mérite d'être posée car le premier est souvent jugé plus performant à une époque où le résultat immédiat compte plus que l'investissement long terme, mais, à titre personnel, je préfère, et de loin, le second, pour qui le mot éthique a un sens. Les résultats financiers ne doivent pas nous faire oublier que nous sommes une société humaine.

Et le numérique dans tout ça ? Le manager doit adapter ses pratiques à cet environnement technologique, en veillant à ne pas en abuser, notamment du mail (le meilleur et le pire des outils, dont je pense que nous ne savons pas encore nous servir), et en continuant à réserver une place dans son management pour le contact direct (malgré les restrictions sur les frais de déplacement, je sais...).
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Antoine Fournier 67 Antoine Fournier Head of ECM, Input and Output management, Zurich Insurance

Jan 18, 2013
Antoine, Avez-vous une expérience de management d'une équipe dont les membres sont dispersés sur plusieurs siteS? ou éventuellement en télétravail?
N'est-ce pas un élément à considérer dans l"ére" numérique? Comment voyez-vous la tâche du leader dans ces conditions?

Antoine Bouchet 09 Antoine Bouchet Consultant indépendant

Jan 19, 2013
J'ai effectivement une expérience de manager de managers multi-sites: j'avais en responsabilité une petite dizaine de managers répartis sur plusieurs sites, eux-mêmes en charge d'équipes multi-sites.
Il a évidemment fallu mettre en place des processus de management adaptés à cette situation pas très confortable (pour le manager qui veut se donner la peine de manager ses collaborateurs, pas seulement ses projets - mais c'est un autre sujet) et là, les outils numériques sont d'une grande aide: usage de la conférence téléphonique ou mieux, de la visioconférence notamment, mais aussi mail dont il faut connaître le danger (en abuser, c'est peu à peu se couper du contact de personne à personne, ça a un petit côté lettre anonyme). Mais comme je le disais dans mon intervention précédente, user avec mesure de ces moyens, garder une place pour le contact direct, sous des formes variées : tête à tête (indispensable à mes yeux pour les entretiens d'évaluation périodiques, sauf, par exception, envers des collaborateurs avec qui s'est établie une grande connivence), collectivement grâce à des réunions d'équipes, ou encore plus collectivement lors de séminaires d'un ensemble d'équipes. Donc, pour répondre directement à la question, les qualités à développer me semblent être souplesse et imagination (qu'un manager hors numérique doit néanmoins posséder) - et aussi goût des voyages !
J'ai essayé de jouer sur tous ces tableaux, en dépit, comme déjà indiqué, des restrictions sur les frais de déplacement : croire que le numérique se substitue en totalité au contact direct, c'est de la part des dirigeants, vouloir ignorer sciemment la réalité de la relation humaine - mais ça existe, malheureusement. Et là, comme le disait justement Fouché : "C’est pire qu’un crime, c’est une faute".

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Marie-Jeanne Goze Juriste en droit du travail
May 2, 2013

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Une des raisons des difficultés managériales en France c'est que le droit du travail n'est pas enseigné depuis le collège comme il l'est par exemple en Belgique.

De ce fait les droits et devoirs fondamentaux de chacun dans l'espace de travail sont ignorés tant des managers et que de leurs collaborateurs. Conseillère prud'homale je peux témoigner qu'un grand nombre d'affaires qui nous sont soumises n'auraient pas même dû émerger.

La virtualisation des relations est venue aggraver cette situation en ce qu'elle permet à chacun de se recroqueviller sur son rassurant espace d'expertise technique en fuyant les relations directes.

Le télétravail qui apporte une réponse intéressante en terme d'harmonisation des temps de vie professionnels et personnels ne convient pas à toutes les personnalités.

Il nécessite une rigueur particulière d'organisation, un ou des liens quotidiens avec le manager qui ne doit pas cependant laisser penser à un contrôle continu dépourvu de toute confiance .

Ce qui compte c'est le résultat pas la manière d'y parvenir de chacun (les logiciels espions genre kilomètre souris sont à proscrire) . Une particulière attention doit être apportée à l'espace de travail dans la maison et à sa maintenance . Enfin il a été reconnu qu'une réunion hebdomadaire des équipes en télétravail était un facteur de réussite or ce n'est pas toujours possible.

Dans les établissements, la chasse aux temps improductifs, la pause café par exemple pendant laquelle des discussions professionnelles informelles se nouent, participe à la déshumanisation des relations.

L'individualisation des rémunérations sape la notion d'équipe de travail or les gains de productivité se trouvent souvent dans la créativité collective des équipes qu'il faudrait parvenir à récompenser.

Le sentiment d'appartenance s'émoussant, le juridique cadre la relation de travail par des clauses en grand nombre qui ne sont que le reflet des dysfonctionnements des structures.

Le manager "à distance" confronté à l'ensemble de ces difficultés ne peut faire l'économie d'un travail de fond nécessitant effectivement des déplacements trop souvent comptés.

il me semble que le manager doit aussi s'attacher à trouver des référents qu'il formera sur chaque site pour répondre aux questions les plus fréquentes car les litiges se nouent très souvent du fait du silence des responsables.

Il doit me semble-t-il dévirtualiser les relations de travail mais aussi reconnaître le droit à déconnexion de chacun comme le sien ... C'est une respiration incontournable qui permet ensuite de mieux s'investir pendant les heures où l'on peut cultiver les relations interpersonnelles de travail.

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Hocine Chebel Chef du personnel, Sicilsaldo
Mar 14, 2013


Bonjour,

Les qualités nécessaires pour être un bon leader à l’ère numérique c’est d’avoir :
- la lucidité et la profondeur de raisonnement
- le charisme
- la créativité et l’inspiration
- la puissance de comprendre et le pouvoir de persuasion
- la foi et la confiance
- la responsabilité et la persévérance
- le désir d’auto-amélioration
- la spontanéité
- l’intuition et l’acuité
- une inflexible volonté de dominer
- L’utilisation assidue des technologies de l’information, par la maîtrise de l’outil numérique.

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