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Le bureau, incontournable agora de la RSE?


Alors que des milliers d’actifs rejoignent chaque jour leur office, troquant leur badge de citoyen contre celui de salarié, le bureau n’est-il pas stratégiquement le sanctuaire de la Réflexion Sociétale des Entreprises?
Passé le « portique à penser » du siège social, le citoyen se défait en partie de ses convictions personnelles pour revêtir la « robe de bonne conduite » collective, la charte interne de l’entreprise signée contractuellement.

Qu’en est-il vraiment du « vivre ensemble au bureau »? Les dispositifs en place sont-ils à la hauteur des enjeux? Sont-ils bien perçus et surtout bien compris?

Quelques éléments de réponse sur : http://www.ddline.fr/a-la-une/#.USKF2aV27DU



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Opened by Florence Rollin, Consultante RSE (QSE, DD) pour le bâtiment durable, D'Dline 2020
Feb 18, 2013.



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Jean-Philippe Ansigny Conseil, Juriconsult de Lorraine
Feb 18, 2013

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Bonjour Florence,

Une telle approche est séduisante ne serait ce que du point de vue du temps passé dans l'entreprise.

Mais l'habit de conformité est il le reflet de ce qu'est l'individu citoyen en dehors de l'entreprise, et donc de ses attaches profondes qui le structurent bien en amont de son entrée dans l'entreprise ?

Il me semble que s'il y avait adéquation entre cet habit et le vivre ensemble au bureau, nous aurions à notre disposition des paradigmes permettant une véritable prospective en matière de culture d'entreprise.

Pour autant, je précise ne pas être un spécialiste de la matière, il me semble que la culture de l'entreprise, la culture interne du vivre ensemble, tient plus du dogme imposé, ou de la communication, qui vient du sommet.
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Florence Rollin 03 Florence Rollin Consultante RSE (QSE, DD) pour le bâtiment durable, D'Dline 2020

Feb 18, 2013
Merci Jean Philippe pour ce retour ; oui l'habit ne fait pas le moine et c'est pourquoi mon article propose des alternatives crédibles fondées sur des indicateurs de performance innovants (transparence, exemplarité, confiance, management par les compétences...).
Le champ de la RSE est très vaste et nous n'avons que peu de recul sur ses avancées. Vous avez raison de souligner l'importance de la culture d'entreprise au même titre que la communication, 2 composantes incontournables pour l'humain en entreprise.
J'ajouterai aussi l'empathie !

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Antoine Bouchet Consultant indépendant
Feb 19, 2013

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Bonjour,

bien entendu, toute participation à une action de groupe suppose l'adhésion à certains principes du groupe. Si je joue dans une équipe de football, il vaut mieux :
1- que je supporte les sports collectifs,
2- que je connaisse et applique les règles.
Alors comment concilier personnalité de chacun et vie collective ? Je pense qu'un collaborateur réellement épanoui a trouvé la solution.
Mais attention, le réel épanouissement suppose un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Tel salarié qui se sur-investit dans sa vie professionnelle ne compense-t-il pas une vie personnelle insuffisante ? L'entreprise peut donc à la fois être un lieu de contrainte et un lieu de liberté. Gardons-nous de lui faire porter tous les torts.
Mais bien entendu, il appartient à "la hiérarchie" (du PDG au premier niveau d'encadrement) de veiller à l'épanouissement de tous. Entrer dans cette logique, c'est donner à l'entreprise les meilleures chances de succès collectif.
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Antoine Fournier Head of ECM, Input and Output management, Zurich Insurance
Feb 19, 2013


J'aime beaucoup le concept de "Triple bottom Line" décrit par Thomas Lamarche que vous citez, mais, à moins d'une réelle législation permettant aux aspects sociaux et environnementaux d'avoir un impact économique substantiel, considérer que les actionnaires vont, comme un seul homme, mettre la performance économique de leurs investissements au second plan est un vœux pieux.
Vous précisez que la RSE ne dispose pas aujourd'hui d'outillage nécessaire - Quels outils existent-ils - ou suggérez-vous - pour que la performance sociale et environnementale d'une entreprise soit au moins aussi importante que sa performance économique pour l'investisseur ?
Comment établir et calculer le ROI social et environnemental ?
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Florence Rollin 03 Florence Rollin Consultante RSE (QSE, DD) pour le bâtiment durable, D'Dline 2020

Feb 19, 2013
Le reporting RSE impulsé par l'article 225 du Grenelle de l'Environnement est actif depuis avril 2012 et oblige progressivement toutes les entreprises à mesurer aujourd'hui leur performance sociétale.
Comme toute démarche de progrès cette évaluation doit coller précisément à la culture de l'entreprise pour être en mesure de faire l'état des externalités (positives et négatives), qui devront être à terme être intégrées au bilan comptable.

C'est à ce titre précisément qu'un "ROI" pourra être estimé mais ce n'est pas une fin en soi.

Commencer par remettre à plat les dysfonctionnements structurels de l'entreprise et les corriger permet souvent de gagner considérablement en énergie et en investissements à venir, dédiés à la croissance.
Les indicateurs de performance en matière sociétale doivent se construire avec l'entreprise engagée dans une démarche RSE ; ce serait une erreur d'imposer quelque indice que ce soit avant un état des lieux stratégique, propre à la structure concernée.

Les méthodes ne sont pas transposables d'une entreprise à l'autre en matière sociétale.

Les sciences sociales, le cognitif, l'approche collaborative et le management de l'open source via un RSE (réseau social d'entreprise cette fois) sont en revanche des outils sérieux qu'il faut penser à intégrer dans l'approche méthodologique.